Nous vibrerons sans mot, ramenés à l’aune de nos corps,
Et de nos esprits frôlés par la vie qui dort encore.

Nous finirons sans masques –
Qu’est-ce-à-dire ? Sans rien.
Car nos absences nous dépouillent;

Sois papillon tempêtique dans le ventre des idéaux
Qui explore dans ses réseaux d’inédites émotions

 Nous vibrerons sans mot, ramenés à l’aune de nos corps,
Et de nos esprits frôlés par la vie qui dort encore.

O sorcière, donne-moi la volupté
Et la jeunesse éternelle vivifiée par tes vents.

Nous finirons sans masques – Qu’est-ce-à-dire ? Sans rien.
Car nos absences nous dépouillent;

Sois papillon tempêtique dans le ventre des idéaux
Qui explore dans ses réseaux d’inédites émotions

G

Derniers poèmes

Au galop !

Utopistes de demain,
Dont les voix ne nous sont pas encore parvenus,
Déposez sur nos épaules le crépuscule
D’une civilisation à son terme parvenu.
Déposez le manteau noir,
Le languissant chandail

Masque

Toi, mon double qui m’effondre
De tes joyeux sanglots distordus
Invite-moi au plus grand nombre – je vivrai nu.
Je te porterai, habit unique, comme l’ultime relique
Qui honore en mille fêtes l’image mutine du prophète.
Avec toi je suis la bête !

La conquête

Nous avons fui les hymnes,
Leurs notes fausses
Qui chantent l’hiver des nations dans les embruns,
Là où les cœurs s’embaument,
S’enferment,
Cédant aux fiévreux arômes de l’ennemi commun.